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  • BONAVENTURE | Photo: CLD Bonaventure 2009, Jean-François Henry
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Historique de la MRC

Contrairement à ce que l'on croit généralement, les Micmacs n'occupaient pas le territoire gaspésien en permanence avant le XVIe siècle. C'est seulement alors qu'ils commencèrent à monter vers le nord du Nouveau-Brunswick et la Gaspésie. Ceux qui s'installèrent dans la péninsule furent plus tard appelés "Gaspésiens ". Il est probable d'ailleurs que leur séjour en territoire gaspésien ne durait que pendant la saison estivale; ils s'installaient le long des côtes pour y faire la pêche. Il en était ainsi des Micmacs que Jacques Cartier rencontra à la pointe de Paspébiac, le 6 juillet 1534. Ils nommaient ce lieu "Epsenegeg" (lieu où l'on se chauffe).

Après la cruelle dispersion de 1755-1760 , plus de mille Acadiens se réfugièrent à la Baie-des-Chaleurs. Ils s'installèrent d'abord à l'embouchure de la rivière Ristigouche et dans les environs. A l'été 1760, la bataille navale de Restigouche se termine par la victoire des Anglais. Les réfugiés doivent fuir de nouveau. Des groupes plus ou moins importants s'établissent à Carleton (Tracadièche), à la rivière Cascapédia, à Bonaventure et à Paspébiac. En 1774, recrutés par la compagnie Robin, 81 Acadiens, qui avaient été déportés en 1755, arrivent de France et s'installent dans la Baie-des-Chaleurs. Trois ans plus tard, selon le recense­ment de Nicholas Cox, il y avait 104 personnes à Bonaventure et 47 à Paspébiac.

En 1767, Charles Robin avait commencé à faire des affaires à la Baie-des-Chaleurs. Il avait choisi le site avantageux du banc de Paspébiac d'où il devait étendre son monopole de pêche à la morue sur la Gaspésie et les provinces maritimes. Il recrutait ses employés de toute catégorie principalement parmi ses compatriotes des îles anglo-normandes (Jersey, Guernesey, Aurigny, Sercq), mais aussi, comme on l'a vu plus haut, parmi les déportés acadiens ou parmi ceux qui étaient déjà installés sur la côte. Il voyait d'un mauvais oeil l'agriculture se développer à Bonaventure: cela le privait d'une main-d'oeuvre précieuse...

Des Basques, des Normands et des Français de plusieurs régions, depuis longtemps familiers avec les côtes gaspésiennes, trouvèrent bon de s'installer à demeure à Paspébiac et dans les environs.

Les eaux poissonneuses gaspésiennes attiraient aussi les habitants des côtes du Saint-Laurent; certains venaient d'aussi loin que Bellechasse et Montmagny. Dans le dernier quart du XVIIIe siècle et pendant le suivant, un bon nombre de ces pêcheurs saisonniers s'établirent en permanence sur les lieux de pêche. Plusieurs ont laissé une descendance à Paspébiac et dans les villages avoisinants.

Pendant le XIXe siècle, des Anglais, des Écossais et des Irlandais se fixèrent en divers endroits de la Gaspésie, en particulier à New Richmond, Saint-Jules et Cascapédia.

En 1891, un Rédemptoriste belge, le père Henri-Joseph Mussely tente de fonder une colonie au nord de l'actuel village de Caplan. Il est accompagné de 60 à 80 de ses compatriotes. La plupart se lassèrent vite de l'épuisant travail du défricheur et abandonnè­rent. Cependant, quelques familles tinrent bon et contribuèrent à construire ce qui est maintenant Saint-Alphonse.

A la fin du XIXe siècle également, les nouveaux arrivants proviennent presque tous de diverses régions du Québec où les terres surpeu­plées ne suffisent plus à nourrir les nombreuses familles. Un très petit nombre est originaire du Nouveau-Brunswick et de l'Ile-du-Prince-Edouard.

Ce tissu ethnique varié a su se maintenir jusqu'à nos jours et constitue une caractéristique de notre région. D'après les statistiques les plus récentes (2001), dix municipalités sont majoritaire­ment de langue maternelle française. Ce sont : Saint-Elzéar (100%), Saint-Alphonse (100%), Saint-Siméon (99%), Caplan (98%), Paspébiac (98%), Bonaventure (92%), Saint-Godefroi (90%), New Richmond (87%), Hope (90%) et Hope Town (52%). Trois municipalités sont majoritairement de langue maternelle anglaise, soit : Cascapédia-Saint-Jules (68%), Shigawake (65%) et New Carlisle (62%).